SOMMAIRE

Plaidoyer pour l'universel
Francis Wolff, France Culture, nov. 2019

L'Atlas de l'Anthropocène
François Gemenne, France Culture, dec. 2019

Pourquoi la démocratie ne nous protège plus ?
Monique Chemillier-Gendreau, France Culture, août 2019

La cause humaine
Patrick Viveret, Dialogues en humanité

Nation plurielle
Félix Castan pour radio Uzeste, le 23 août 1999

Se dépêcher de naître et devenir humain
André Benedetto, le 17 janvier 1997

Cartographie d'un mensonge d'État
une enquête de Disclosure sur les armes françaises
vendues à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis

Non, ce ne fut pas un grand pas en avant pour l’humanité
Alain Dubois, le 2 août 2019

L'Étranger
HK et les Saltimbanks - feat. Flavia Coelho, août 2019

Lutter contre les préjugés contre les migrants
Animation de La Cimade

Colloque pour le 70° anniversaire des Citoyens du Monde
18-19-20 novembre 2018 à Paris

JO - TOKYO - NO
Pour le boycott des JO radioactifs de Tokyo

Libérer l'ONU du nucléaire
Atelier au Forum social mondial antinucléaire - nov. 2017

Tchernobyl, le monde d'après
Synthèse de l'atelier « Libérer l'ONU du nucléaire » du FSMan

Démocratiser la mondialisation avec la création d'une
Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies
avec l'UNPA, l'UEF et Démocratie sans frontières

Le confédéralisme démocratique du Rojava
sur les traces de Murray Bookchin

Déclaration des Droits de l'Homme
le Préambule vu par le Spirou d'Émile Bravo

Mai 68 - le grand soir
l'Espoir sans frontières

La Marche des citoyens du Monde
vers l'unité politique de la planète

Le Voyage à Gramat
Manuel de projection du film de Peter Watkins

Les Maires pour la Paix
Nos villes ne sont pas des cibles

L'Accord des peuples de Cochabamba
pour une consultation des peuples de la terre

Le Cilame
Conseil International de Liaison
pour une Autorité Mondiale de l'Environnement

Le Forom des Langues du Monde
Déclaration sur les Devoirs envers les Langues et le Langage

Les rencontres Internationales de la Jeunesse
Le Mois de l'Amitié à Saint-Céré (1956 / 1967)

Le Chant du Monde
La suite de tapisseries de Jean Lurçat (1957 / 1966)

Le Lot du Monde
La Charte de Mondialisation de Cahors en 1950

 

 

 

UN AUTRE HUMANISME

Plaidoyer pour l’universel

Francis Wolff

 

 

 

Réhabiliter un universalisme aujourd’hui malmené, c’est une cause que le philosophe mène de longue date en se penchant sur la notion d’Humanité… son dernier essai Plaidoyer pour l’universel publié chez Fayard vient clore cette entreprise.

Il s’inscrit ainsi dans un débat central, ancien, mais terriblement contemporain : alors que nous n’avons sans doute jamais été aussi conscient de ne former qu’une seule humanité, l’universalisme est attaqué de toute part. En réponse Wolff cherche ici à refonder un humanisme universaliste.

 

 

 

« Face aux risques globaux que sont le réchauffement climatique mais aussi le terrorisme, les catastrophes nucléaires ou les crises économiques, oui, jamais dans l’histoire de l’humanité nous n’avons été aussi proches de l’idée que nous formons une seule humanité.

Paradoxalement, l’unité de l’humanité recule dans les représentations collectives. Partout, on observe les mêmes replis identitaires, de nouvelles radicalités religieuses, les refuges sur des communautés dans le meilleur des cas nationales, dans le pire des cas nationalistes. Evidemment un certain nombre de théoriciens lient ces deux phénomènes : parce qu’il y a ces craintes du global, de l’uniforme, on se replie sur le national, sur le proche, sur le semblable. Cette explication est en partie plausible mais elle est insuffisante.

La morale humaniste connaît une crise profonde mais elle reste le meilleur garant de la diversité culturelle. »

Francis Wolff : « Seules les idées universalistes permettent la coexistence des cultures »
Libération Idées, le 25 octobre 2019

 

____________________________________________________

... à propos de : Plaidoyer pour l'universel
France Culture, «
Avis Critique » de Raphaël Bourgois
, le 2 novembre 2019

 

____________________________________________________

Un autre humanisme pour demain
Francis Wolff - France Culture, «
La Grande table des idées » d'Olivia Gesbert
, le 13 décembre 2017

 

Entretien avec le philosophe, professeur de philosophie à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, pour son essai Trois Utopies contemporaines paru en 2017 chez Fayard. Balloté entre deux utopies contemporaines, post-humaniste, d’un côté, et animaliste, de l’autre, Francis Wolff part en quête d’une troisième voie qui permettrait à l’homme de se retrouver, dans des frontières nouvelles, le cosmopolitisme.

 

____________________________________________________

Réfugiés, identité... les idées de la droite ont gagné
«
Faut-il que la gauche se change les idées ? », France Culture, L'Invité des Matins,
le 30 oct. 2017

 

 

Retour au sommaire

L'ATLAS DE L'ANTHROPOCÈNE

 

L’Anthropocène cartographié

François Gemenne
France Culture, La Grande Table des idées, le 31 déc. 2019

 

 

À l'occasion de la sortie du livre l'Atlas de l'Anthropocène (coécrit avec Aleksandar Rankovic, Presses de Sciences Po, 2019), François Gemenne commente l'échec de la COP 25 qui vient de se terminer à Madrid.

« Nous faisons aujourd'hui l'expérience des conséquences des actions menées il y a 50 ou 60 ans, et donc quelque part, l'échelle de temps du climat est une échelle qui nous dépasse, nous humains, et qui dépasse encore plus l'échelle du temps politique en démocratie, 4 ou 5 ans, la durée d'un mandat. Et donc, ce que l'Anthropocène nous invite à faire, c'est à remettre en cause cette échelle de temps et quelque part à repousser nos frontières, que nos frontières soient des frontières temporelles ou géographiques. »

« Le problème aujourd'hui, c'est que chacun voit le changement climatique à sa porte, et conçoit son action souvent dans les limites de sa génération et dans les limites de son pays. Nous devons réduire nos émissions de gaz à effet de serre, chacun doit faire SA part, en quelque sorte comme si notre action se réduisait à nous-mêmes. Le grand enjeu je crois, c'est de pouvoir dépasser ces frontières temporelles ou géographiques pour conduire un vrai projet cosmopolitique, c'est-à-dire un projet dans lequel nous considérons que l'autre qui habite dans un pays lointain ou qui fait partie d'une autre génération que la nôtre fait partie de la même humanité que nous, cette humanité qui habite la terre. »

« La période des négociations sur la résorption du trou dans la couche d'ozone à partir de la fin des années 80 marque en quelque sorte un âge d'or de la coopération internationale, où il y a d'une part la fin de la guerre froide, l'effondrement de l'URSS, mais la volonté renouvelée de s'engager vers des formes de gouvernance mondiale, comme on en parlait à l'époque. On parle même d'un village global, et chacun se rêve en citoyen du monde. Nous sommes très loin et à rebours de cette époque qui a sans doute été le moment où on était le plus avancé dans un projet cosmopolitique, et qui a permis des succès comme le protocole de Montréal sur le trou dans la couche d'ozone, le succès du Sommet de Rio, avec des conventions sur le climat, la biodiversité et sur la désertification, et aujourd'hui nous avons une résurgence très forte des nationalismes, qui je crois sont la menace la plus grave qui pèse sur les questions d'environnement. »

« La question des migrations et la question du climat, ou plus globalement celle de l'environnement, sont deux questions qui posent exactement les mêmes enjeux. Et cet enjeu, c'est la place que nous réservons à l'autre. Est-ce que nous considérons que celui qui se trouve à l'extérieur de nos frontières est une partie de nous-mêmes, fait humanité avec nous, ou est-ce que nous le considérons comme un étranger vis-à-vis duquel nous n'avons pas de responsabilité particulière ? Et c'est pour cela que les questions de gouvernance mondiale, de collaborations internationales et de frontières sont centrales à la fois sur la question du climat et sur la question des migrations parce que ce sont deux questions qui nous renvoient fondamentalement à notre identité collective. Et c'est là l'Anthropocène peut nous apporter des réponses : est-ce que nous allons pouvoir définir cette identité collective avant tout comme une identité de terriens et de terriennes ? »

 

Retour au sommaire

L'EXPRESSION DE LA PLURALITÉ

Pourquoi la démocratie ne nous protège plus ?

Monique Chemillier Gendreau
France Culture, « La Grande table des idées » d'Olivia Gesbert
, le 28 août 2019

 

« Le système est mondialisé aujourd'hui, la réponse donc doit l'être aussi. Le combat écologique, on le voit, l'actualité nous le rappelle régulièrement, ne doit pas être gagné dans un cadre strictement national, il va falloir mettre en place une nouvelle organisation mondiale. »

 

 

 

Au lendemain du G7 et tandis que manifestations et contestations de toutes sortes se multiplient, Monique Chemillier-Gendreau affirme la violence comme inhérente à toute société humaine et pose la question de sa légitimité. La violence serait l'écho tragique d'une forme de surdité du pouvoir. Pour contenir celle-ci, il s'agit d'accepter le caractère multiple des démocraties et des peuples qui les constituent. À contre-courant d'une partie des acteurs des débats d'idées en France, Monique Chemiller-Gendreau est hostile à l'idée d'un consensus voué à unir les nationaux au sein d'une seule et même identité. 

Au-delà d'une fervente critique des Etats-nations, Monique Chemiller-Gendreau pose les jalons d'un nouvel ordre mondial. Le multipartisme ne serait plus garant de cette diversité des opinions mais, à l'inverse, l'incarnation d'une confiscation du pouvoir permise par la verticalité du pouvoir. Elle prône davantage une organisation de communautés politiques à  laquelle on aurait ôté la notion de souveraineté et qui serait fondée sur la compétence.

Dans le court essai Régression de la démocratie et déchaînement de la violence, elle dresse les plans d’une nouvelle architecture mondiale pour une société plus juste.

 

 

LIre aussi :

Pour qu’une « cité » puisse se définir comme un espace politique, chacun de ses membres doit sortir de la seule qualité d’humain pour apparaître comme citoyen. Il s’agit donc avec la citoyenneté, liée dès les origines à la démocratie, de ce choix librement assumé d’entrer dans l’agir en commun à partir de l’égalité entre tous. Alors chacun d’entre nous, comme « animal politique », va-t-il au-delà de sa condition biologique. Il faut à cela l’encadrement du droit. La citoyenneté peut donc apparaître de prime abord comme une question juridique. Elle traite en effet des droits et des devoirs de ceux que l’on nomme citoyens. Et une approche positiviste de la chose politique s’en tiendrait au constat selon lequel la politique, s’identifiant aujourd’hui à la démocratie par un implicite universellement accepté, serait cet agencement par lequel la cité s’érige en communauté politique à travers les prérogatives et devoirs reconnus à ceux que l’on nomme citoyens.

Quelle citoyenneté universelle adaptée à la pluralité du monde ?
in Tumultes, n° 24, 2005

____________________________________________________

Cité, citoyenneté, démocratie, ce triptyque indissociable est au cœur de la pensée politique moderne où il est considéré comme la clef d’accès à la liberté. Toutefois, cette pensée politique de la liberté est prisonnière depuis son avènement d’un carcan dont elle ne parvient pas à se défaire. Il tient au fait que la liberté ne se déploie que dans un cadre imposé, celui de chaque État. Il n’y a de la sorte de « citoyenneté » que celle accordée par un État. Et le terme « accordée » dit, en lui-même, l’échec de la liberté.

La ruse du pouvoir et de la domination consiste alors à faire croire que la démocratie serait réalisée par quelques recettes institutionnelles appliquées dans le cadre national. Ces recettes permettraient à un peuple constitué de « citoyens » identifiés à travers les normes juridiques d’un État donné, de se prétendre libre. Cette liberté permettrait alors l’action commune. Mais il y a là une altération des concepts. La distinction, pourtant essentielle entre « citoyenneté » et « nationalité » s’en trouve brouillée. Il en résulte une distorsion de l’effectivité des droits entre les diverses sociétés. Il y a ainsi des « citoyennetés » plus avantageuses que d’autres. Et cela entretient en réalité l’inimitié et la possibilité de la guerre entre les groupes humains. Enfin, cette conception de la citoyenneté fait obstacle à ce que chaque humain puisse prendre sa part de responsabilités, mais aussi de bénéfices dans ce qu’il est convenu d’appeler de nos jours la mondialisation…

Vers une citoyenneté universelle ou quand l’utopie devient nécessité
in Raison présente 2017/1 (n° 201), pages 53 à 62

 

Retour au sommaire

LA CAUSE HUMAINE

 

 

 

Texte de
l'Appel aux consciences,

lu à l'occasion du 70ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, à l'hôtel de Ville de Paris le 10 décembre 2018.

 

 

Appel aux consciences
Pour un réseau de citoyennes et citoyens planétaires

Cet Appel aux consciences a été solennellement lancé à l'occasion
du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

 

« Nous, citoyennes et citoyens des peuples de la Terre, sommes conscients du danger mortel qui pèse sur le devenir de notre commune humanité. En effet, un double dérèglement climatique menace la vie sur notre planète. Le premier s'exprime sur le plan écologique par le risque de voir notre Terre-Patrie (cf. Edgar Morin), notre « Terre Mère" selon l'expression de peuples premiers, devenir une « terre-serre" inhabitable pour un nombre croissant d'êtres humains. Si l'augmentation de la température dépasse le seuil de 2 °C, les effets en chaîne seront cataclysmiques. Ce réchauffement moyen conduit à l'accentuation de phénomènes extrêmes : inondations autant que sécheresses, incendies ravageurs autant que cyclones et tempêtes. Mais le dérèglement climatique a une autre face : la glaciation émotionnelle et relationnelle qui s'exprime par le creusement des inégalités et le mépris des plus pauvres. Plus gravement encore, sous l'effet de la peur du déclassement, elle se traduit par la lutte des victimes entre elles : ouvriers, précaires, sans abri, migrants… Celui qui se sent menacé dans le peu qu'il a acquis ou le peu qu’il lui reste, craint de voir plus misérable que lui prendre sa place. (...) »

LIRE LA SUITE

 

Dans ce monde en plein bouleversement dans lequel nous sommes entrés, l’exacerbation des rivalités peut conduire à de nouvelles régressions aussi terribles que celles de la première moitié du XXe siècle. Pourtant cet enchaînement n’est pas fatal. Derrière la face sombre de la mondialisation qui s’identifie à une globalisation financière entrée en crise sous le poids de sa propre démesure, il existe une autre approche de la mondialité centrée sur la conscience de cette communauté de destin qui lie l’humanité pour le pire mais aussi pour le meilleur. Et ce destin se joue autant à l’échelle de nos quartiers qu’à celle de notre planète. Alors la seule cause qui vaille, la seule qui ne soit pas destructrice ou justificatrice de crimes, de domination, ou d’exploitation d’autres humains c’est la Cause même de l’Humanité, ce nouvel horizon de toute politique d’avenir digne de ce nom à laquelle il est essentiel que l’Europe et la France puissent apporter leur contribution.

____________________________________________________


Serment de Paris COP21

Citoyens du Peuple de la Terre :
Créons notre propre Pouvoir !

Paris le 12 décembre 2015

 

« Nous,  soussigné(e)s, citoyennes et citoyens du Peuple de la Terre,  venant de nombreux pays, d’une grande diversité de cultures et de traditions à travers le monde, rassemblés à Paris en ce moment historique, témoins des changements climatiques et de la dégradation des ressources naturelles indispensables à la vie sur Terre, des inégalités croissantes entre les êtres humains, sommes déterminés à préserver la capacité de bien vivre des générations présentes et futures. [...]

Il est temps de prendre acte que le système de représentation de la citoyenneté à travers les seuls États, et ainsi qu’à travers les organisations multilatérales constituées par les seuls États, et plus encore le pouvoir mondial de fait d’une oligarchie financière sans aucune légitimité, est au minimum insuffisant pour préserver et gérer des biens communs de l’humanité sans frontières, tels que l’air, les eaux, les océans, le sol, les forêts, dont dépend étroitement le bien vivre des peuples et de toute autre forme de vie. Nous avons besoin d’inventer une nouvelle sphère d’action politique qui reconnait les peuples dans leur diversité, mais aussi le Peuple de la Terre dans son unité. Nous avons un besoin urgent de construire une action publique mondiale qui se donne un horizon de moyen et de long terme, capable de prendre en compte les intérêts des générations futures. Nous croyons que l’échelle planétaire et le temps de deux générations au minimum, et même sept, d’après la sagesse des peuples autochtones d’Amérique du Nord, doivent être pris en compte dans les décisions. [...] »

Lire la suite

 

 

 

 

Un autre rapport au pouvoir

Extrait de la conférence
de Patrick Viveret
sur le thème
« Capitalisme vert
ou sobriété heureuse »

en ouverture du salon
"Horizon Vert",
à Villeneuve-sur-Lot
en octobre 2010

« Il faut se réapproprier le titre du programme du Conseil national de la résistance (CNR), rédigé en 1944, Les Jours heureux. Car choisir d’être heureux est un acte de résistance politique. On a réussi à identifier le fait qu’un système de domination vit de la dépression, qu’il soit économique ou politique. Le premier acte de résistance par rapport à un système de domination, c’est le fait de s’entraider pour sortir de la dépression. Sortir de la sidération. En état de sidération, même les victimes n’imaginent pas qu’il soit possible de faire autrement. »

Cette conférence est ici en version intégrale

 

Retour au sommaire

PLURALITÉ

 

Nation plurielle

Félix Marcel Castan
Les entretiens d'Uzeste, Radio UZ en DUB
, le 23 août 1999

 

 

Je conceptualise une nation plurielle et non unitariste. Le monde se dialectalise, c'est l'évidence. La nation prise entre les tensions extérieures qui l'intègrent à des ensembles continentaux et les tensions interieures recréant l'esprit citoyen ne sauraient échaper à l'éclatement des anciennes rigidités néolithiques. Les frontières ne sont plus des murs étanches mais des lieux de passages, des lieux aménagés d'échanges entre des systèmes législatifs contigus mais distincts, moins limites qu'organes, poumons assurant des fonctions biologiques. (...)

 

La pluralité culturelle, c'est la pluralité des capitales, des libres capitales où se concentrent les débats, les confrontations, les lumières interdisciplinaires, l'intensité de foyers critiques, des phares qui illuminent jusqu"aux limites de l'horizon. Ces capitales-là ne sont pas étrangères à leur environnement, elles synthétisent la créativité des villes de leur mouvance, des lieux qui s'éveillent aux problématiques de leur époque. Elles stimulent les échanges dans leur voisinage, et elles sont aptes à l'échange entre capitales de France et du Monde. (...)

Pour se sentir libre et pour assurer la liberté inprescriptible du travail intellectuel, il importe que les capitales, toutes les capitales, se sachent sans restriction citoyennes du Monde.

Felix Castan

Lire aussi : Claude Sicre, "Je n'ai pas toujours eu une certaine idée de la France"
(Les Temps Modernes, 2000)

 

Retour au sommaire

 

Chaque homme est un centre du Monde

Félix Marcel Castan, né à Labastide-Murat (Lot)

Si j’étais régionaliste, cela voudrait dire que je suis enfermé et replié sur moi-même. Je dirais : je suis chez moi, dans ma région, en France, dans une France elle-même close, étrangère à l’étranger. Parler de nation et de régionalisme est suicidaire. Regardez ce qui advient en Yougoslavie, où s’exprime l’ethnisme le plus violent. Être d'une région, se sédentariser, c’est se donner les moyens de voir le monde dans sa totalité. Il ne doit pas y avoir de chauvinisme occitan.

Si j’étais régionaliste, cela voudrait dire que je suis enfermé et replié sur moi-même. Je dirais : je suis chez moi, dans ma région, en France, dans une France elle-même close, étrangère à l’étranger. Parler de nation et de régionalisme est suicidaire. Regardez ce qui advient en Yougoslavie, où s’exprime l’ethnisme le plus violent. Être d'une région, se sédentariser, c’est se donner les moyens de voir le monde dans sa totalité. Il ne doit pas y avoir de chauvinisme occitan.

Nous mettons au service de tout le monde nos valeurs. Ces principes doivent nous empêcher de tomber dans l’ethnisme ou dans le nationalisme. Je suis contre l’identitarisme mais pour l’identité, contre le nationalisme mais pour la nation. C’est en opposant les singularités qu’on comprend la richesse de l’universel.

L’humanité n’est pas une fourmilière mais l’expression d’une diversité. La sédentarité n’est pas exclusive du mouvement. Elle est même plus universelle que le nomadisme. Le fait d’être de quelque part donne conscience que chaque homme est un centre du monde.

 

Retour au sommaire

MIEUX NOUS HUMANISER

 

Se dépêcher de naître et devenir humain

André Benedetto
Écrits "posés sur la toile", le 17 janvier 1997

 

Mowgli élevé par les loups, Tarzan élevé par les singes, ces petits d'hommes deviennent - par la plume de leurs auteurs - des rois de la création. Mais peut-on dire que ce sont de belles histoires ? Ces enfants-là dans la réalité, élevés vraiment par des animaux, resteraient des enfants sauvages à mi-chemin de l'homme et de la bête. Il y a eu, il y a encore des exemples.

Un humain ne devient humain, et n'apprend à parler et à rire qu'au contact des autres, des êtres humains. Privé de ce contact social, trop de facultés en lui ne s'animent pas. Il perd ses possibilités de développement. Il reste inachevé, définitivement. Peut-être que privés des contacts, des rencontres, des échanges nécessaires mais inconnus, nous restons toutes et tous en partie, pour une partie de nous-mêmes, des enfants sauvages qui auraient bien besoin d'activités d'éveil physiques, intellectuelles, artistiques pour s'épanouir pleinement ? Difficile à admettre ! Et pourtant ! Au siècle dernier, les chevaux que l'on descendait dans la mine pour les faire travailler, à force de vivre dans l'obscurité, devenaient aveugles.

Nous, en quoi sommes-nous encore aveugles, et à quoi ? Par quel manque et à quoi devenons-nous aveugles, de quelle cécité ? Quelles sont les lumières dont nous sommes privés ? Car nous avons parfois l'impression nous aussi, que nos sens et que nos perceptions, que nos intelligences et que nos sensibilités restent en sommeil et se débattent dans des ténèbres profondes. Nous aspirons à plus de connaissance, d'aisance, et d'émancipation. Nous rêvons même de plus de conscience et même d'accéder à une hyper-conscience… Si nous sommes en ces moments-là en déficit d'humanité et si nous n'y prenons pas garde, nous devenons des proies faciles pour les sectes et pour tous les marchands d'illusions et de drogues.

Comment et avec qui, par quels moyens et par quelles activités, pouvons-nous mieux nous humaniser clairement et ainsi nous émanciper les uns les autres ?

 

Retour au sommaire

 

 

À QUOI SERVENT LES ARMES

En pleine guerre au Yémen, la France a poursuivi ses livraisons d’armes et signé de nouveaux contrats avec l’Arabie saoudite. Des documents secret-défense révèlent l’usage massif d’armes françaises dans la guerre au Yémen.

Après plusieurs mois d’enquête, Disclose démontre que ces armes sont employées contre des civils.

 

L'HOMME SUR LA LUNE

 

Non, ce ne fut pas un grand pas
en avant pour l’humanité

Alain Dubois, le 2 août 2019

 

L’alunissage de trois américains en 1969 est présenté unanimement par les médias comme « un grand pas en avant pour l’humanité ». Il ne le fut en aucune manière. Il fut principalement un grand pas en avant en faveur de la technisation de la science, responsable majeur de l’effondrement à venir de notre civilisation désormais inéluctable. (...) Aujourd’hui, malgré les panégyriques dont nous abreuvent les propagandistes de tous poils, il faut être particulièrement myope pour ne pas voir que la soi-disant « exploration de l’espace », prétendument au service de la connaissance du monde, est en fait avant tout une opération aux visées gigantesques en matières tout d’abord militaires, policières et d’espionnage, puis en second lieu commerciales. (...)

Sept mois avant l’alunissage de Neil Armstrong et de ses compagnons, le scientifique, philosophe et moraliste Jean Rostand écrivait les lignes qui suivent, dans son discours du 24 décembre 1968 :

« (...) Tant que nous restons désarmés contre le cancer, tant que des maladies sont à vaincre qui pourraient être vaincues, tant qu’une majorité de terriens souffrent de la misère, de la faim, et restent plongés dans l’ignorance, tant que nous n’aurons pas résolu les problèmes de la surpopulation et du sous-développement, tant que des vieillards et des infirmes, partout, manqueront du nécessaire, tant que notre petit globe ne sera pas habitable pour tous, tant que règneront l’injustice sociale, la violence, le racisme et le fanatisme, dans un monde mesquinement divisé en patries, tant qu’un gouvernement mondial n’aura pas été institué qui prévienne les risques de guerre et nous garantisse contre le génocide atomique, je penserai que tourner autour de la lune est un luxe qui pouvait attendre, et que c’est là – pour parler comme Chamfort – avoir des dentelles avant d’avoir des chemises.

Aussi bien, ne nous dissimulons pas que cette sorte d’entreprises n’est pas le fruit de la seule curiosité ni même de la pure ambition humaine. Qui voudrait croire que le seul avantage de l’Homme soit ici en jeu ? Si d’aussi gigantesques moyens furent mis en œuvre, c’est qu’il s’agit de fortifier le prestige d’une nation, c’est-à-dire d’un impérialisme ou d’une idéologie. C’est qu’il s’agit d’agrandir un fragment d’humanité aux dépens d’un autre. Course à la primauté, à l’hégémonie... (...) Tant que l’homme n’aura pas su pacifier et unifier sa petite planète, nous sommes condamnés à suspecter tout ce qui lui confère un surplus de pouvoir. Les victoires de la science ne seront victoires de l’humanité que le jour où tous les hommes seront citoyens du monde. (...) »

Qui aujourd’hui, parmi les « scientifiques officiels », bien aimés des médias, ou parmi ceux dont l’« excellence » justifie, nous dit-on, qu’ils dirigent la politique scientifique mondiale, aurait le courage et la clairvoyance d’écrire de telles lignes ?

 

Alain Dubois

Lire le texte intégral

 

Retour au sommaire

L'ÉTRANGER

 

 

 

Retour au sommaire

LUTTER CONTRE LES PRÉJUGÉS

 

Animation web proposée par La Cimade
« Lutter contre les préjugés sur les migrants »

 

Retour au sommaire

70 ANS DES CITOYENS DU MONDE

 

COLLOQUE les 18-19-20 nov. 2018 à Paris

pour les 70 ans de la Déclaration du 19 nov. 1948
proclamée par Garry Davis et Robert Sarrazac
lors de l'Assemblée générale des Nations unies
au Palais de Chaillot à Paris

 

 

 

70 ANS DES

Citoyens du Monde

19 Novembre
1948 / 2018

 

 

Voir le programme du Colloque

Lire une restitution partielle des interventions

 

Retour au sommaire

JO TOKYO NO

 

Jeux Olympiques au Japon
Lettre ouverte au CIO

 

À l’attention de Mr. Thomas Bach
Président du Comité International Olympique

 

 

Cher Monsieur,

Nous avons appris votre décision de transférer la tenue du marathon à Sapporo, Hokkaïdo, pour minimiser les risques provoqués par la chaleur éventuelle de l’été japonais sur la santé des athlètes et du public. Nous nous étonnons cependant que les risques provoqués par la radioactivité due à l’accident de la centrale de Fukushima Daï-ichi n'aient pas, à notre connaissance, été pris en compte par votre comité. Il est vrai que ceux-ci sont moins « visibles » mais sont source de danger à long terme.

En dépit de neuf années écoulées, actuellement, l'accident nucléaire de Fukushima n'est pas terminé, et fait toujours l'objet d'une déclaration d'urgence nucléaire. (...)

 

Retour au sommaire

 

En ne dénonçant pas la gravité de cette situation, vous risqueriez de vous en rendre complice laissant ainsi croire au monde entier que l'accident de la centrale de Fukushima n'a laissé aucune trace et fait désormais partie du passé (...).

Lire le texte intégral

Signez la pétition sur Change.org

Voir la réponse du CIO
sur le Facebook du Collectif ROCC
(Radioactive Olympics Critical Committee)

 

 

 

Télécharger
le Logo
(jpg, 518 Ko)

 

 

 

Télécharger
le Logo
(jpg, 902 Ko)

 

POUR LES ENFANTS DE NOS ENFANTS

Libérer l'ONU du nucléaire
une question de survie

Forum Social Mondial Antinucléaire / Paris / 3 nov. 2017

 

La table ronde "Libérer l'ONU du nucléaire"organisée par Fin du Nucléaire Belgique, l’Assemblée des Citoyens du Monde et la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, et animée par Nicole Roelens, Michel Lablanquie et Francis Leboutte s'est tenue au Forum Social Mondial Antinucléaire le 3 novembre 2017 à Paris.

Nous apportons ici les éléments de ce travail et les suites qui y sont données.

VOIR LE DOSSIER

 

Retour au sommaire

UN ARBRE QUI POUSSE

Tchernobyl, le monde d'après

 

32 ans après, la situation sanitaire dans les territoires les plus touchés par la catastrophe de Tchernobyl continue d'empirer. La catastrophe de Tchernobyl n'est pas figée. C'est un arbre qui pousse.

Les pathologies observées sur le terrain en Belarus par les medecins de l'Institut Belrad viennent totalement invalider les schémas officiels retenus par les organismes internationaux en charge de la radioprotection. Ces organismes de l'ONU ou affiliés orchestrent en dehors de tout contrôle démocratique le déni sur les effets sanitaires de la radioactivité - jusqu'à prendre en main le contrôle de la radioprotection et de l'information en cas de catastrophe, à travers les programmes Ethos et Core, à Tchernobyl puis Fukushima.

La Charte fondatrice de l'ONU débute par ces mots : « Nous, peuples des Nations unies, résolus à préserver les générations futures... ». Or il faut bien reconnaître que l'ONU déroge à ses principes pour ce qui est de la protection radiologique des peuples qu'elle est censée représenter. Les contaminations radiologiques étant transnationales, c'est bien des peuples du monde que doit venir le sursaut. Notre responsabilité est là : reprendre en main le système de radioprotection, ou sacrifier les générations futures.

 

Lire ce texte

Cet article fait suite au travail de la table ronde « Libérer l'ONU du nucléaire »
du Forum Social Mondial Antinucléaire le 3 novembre 2017 à Paris

 

Retour au sommaire

DÉMOCRATISER LA MONDIALISATION

 

Démocratiser la mondialisation
avec la création d’une Assemblée
parlementaire auprès des Nations unies

« Nous devons travailler à démocratiser la mondialisation afin d'éviter qu'elle détruise les fondements de la démocratie, tant nationale qu'internationale. La création d'une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies est devenue une mesure indispensable afin d'assurer un contrôle démocratique de la mondialisation. »

Boutros Boutros-Ghali, ancien secrétaire des Nations Unies

 

Environnement, climat, échanges commerciaux, évasion fiscale, pauvreté, droits de l’homme, migrations, paix et sécurité… à l’ère de la mondialisation, de plus en plus de questions cruciales ne peuvent trouver leur réponse qu’à travers une coopération à l’échelle mondiale. Les institutions internationales ne peuvent aujourd’hui assumer pleinement ce rôle, pourtant plus que jamais indispensable à l’heure d’une remise en cause du multilatéralisme.

Le colloque du 16 septembre 2019 a vocation à permettre la rencontre et la réflexion entre ONG, intellectuels, femmes et hommes politiques, membres de la société civile en matière de démocratisation des institutions internationales. Il vise à faire entendre des propositions en faveur de nouveaux outils démocratiques permettant de légitimer des réponses concrètes aux défis globaux. En juillet 2018, le Parlement européen a adopté une résolution relative à la réforme de l’ONU soutenant notamment la création d’une Assemblée parlementaire des Nations unies.

Article sur le site de l'Union des Fédéralistes européens : https://www.uef.fr

 

L’Union des fédéralistes européens est un mouvement consacré à la promotion d’une Europe démocratique et fédérale. Elle est membre du World Federalist Mouvement, association basée à New York qui a coordonné, notamment, la campagne pour la création de la Cour pénale internationale de La Haye. www.uef.fr

La Campagne pour une Assemblée parlementaire des Nations unies (UNPA) promeut une initiative internationale visant à démocratiser la mondialisation. En 2018, plus de 1500 parlementaires de 122 pays apportent leur soutien à la campagne, ainsi que les parlements européen, latino-américain, et panafricain. fr.unpacampaign.org/

Démocratie sans frontières (Democracy without borders, DWB) est une organisation non gouvernementale internationale basée à Berlin qui prône la démocratisation et le renforcement des Nations unies et des autres organisations internationales. www.democracywithoutborders.org/

 

Retour au sommaire

LE CONFÉDÉRALISME DU ROJAVA

 

 

Depuis le 20 janvier 2018, la Turquie a envahi le Rojava, pour tenter d’écraser ce foyer du peuple kurde. Mais ce qui risque d’être écrasé, c’est une révolution sociale communale, multiethnique, féministe et autonome : celle du « confédéralisme démocratique » théorisé par l’écologiste Murray Bookchin.

Depuis le 20 janvier 2018, l’armée turque a pénétré en Syrie pour tenter d’écraser la résistance kurde à Afrin, dans le nord-ouest du pays. Pourtant, les Kurdes de cette région, appelée Rojava, ont mené depuis des années la lutte contre Daech et la dictature syrienne. Mais l’attaque turque se déroule dans l’indifférence internationale.

C’est en fait une expérience démocratique unique au monde qui risque d’être écrasée. Depuis 2012, dans le Rojava - Kurdistan syrien - se déroule une révolution sociale multiethnique, féministe et auto-organisée inspirée par les théories de l’écologiste libertaire états-unien Murray Bookchin.

Conseils locaux et démocratie directe paritaire, égalité des genres, pluralisme ethnique et religieux, respect de l’environnement, développement d’une éducation autonome et d’une économie sociale, maisons du peuple, accès aux soins gratuits… Dans ce territoire presque aussi grand que la Belgique, les deux millions d’habitants du Rojava — renommé Fédération démocratique de Syrie Nord — fraient une « troisième voie » émancipatrice entre les dictatures nationalistes d’Assad ou d’Erdogan, et le fascisme islamiste de Daech (...).

 

Lire ce texte

« Au Rojava, la Turquie menace une révolution inspirée par l’écologiste Murray Bookchin »
Reporterre, le 27 janvier 2018

 

Voir la vidéo de la Conférence « Le municipalisme libertaire au Rojava »
organisé par le mouvement Utopia et France Libertés,
le Mardi 12 mars 2019 à La Maison des Sciences économiques à Paris

avec Baker Al Kadro, représentant du Rojava en France,
Élise Monge de l'AITEC (Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs)
Jérémie Chomette, directeur général de France Libertés, le 16 avril 2019

 

Retour au sommaire

DÉCLARATION DES DROITS DE L'HOMME

 


(cliquez sur l'image pour lire la bande dessinée)

 

L'espoir malgré tout

 

« L'ONU est un projet magnifique, qu'il faut à tout prix poursuivre, pour qu'on ne connaisse plus jamais les atrocités d'une guerre mondiale. Pour moi, l'évolution de l'homme devrait le conduire à ce qu'il n'y ait plus de pays, et donc plus de nationalismes, rien qu'une volonté commune de protéger l'Humanité et la planète. C'est en éduquant les gens qu'on y parviendra, et c'est ce que cherche à faire l'ONU via l'UNESCO, par exemple. Quel dommage que de nombreux pays ne payent plus leur cotisation... Le problème, c'est que pour l'instant, comme c'est l'économie qui domine le monde, l'ONU a moins de poids que des institutions comme le FMI ! ».

Émile Bravo, Spirou n° 4200, 10 octobre 2018 - exposition à télécharger

 

Retour au sommaire

IL Y A 50 ANS : MAI 68

 

Espoir sans frontières

 

« On laisse la mondialisation à l'argent et à la finance.

En mai 68, je me rappelle une manifestation où nous étions 50.000 dans la rue, pareil dans les autres grandes villes du monde, à crier « Rome, Berlin, Varsovie, Paris, Tokyo, Mexico, Berkley etc ».

Il y avait donc une mondialisation d'un espoir de révolte mondiale de toute la jeunesse, et aujourd'hui, ce serait bien qu'elle se révolte à nouveau pour une mondialisation, disons, du cœur.

Quand je vois tous les soirs, ça devient, c'est le mot, « bateau » de le dire, mais on les voit tous les soirs à la TV, et je les vois beaucoup en Italie, ces émigrés qui meurent tous les jours sous nos yeux dans la méditerranée. Et alors, si on pouvait crier, au lieu des hongrois qui se battent contre les allemands, qui se battent contre les français sur l'immigration, sur les frontières, il n'y a plus d'Europe, il n'y a plus rien, si la jeunesse d'aujourd'hui re-criait le nom de ces capitales mondiales avec une espèce d'unité pour arrêter les horreurs que nous voyons, ce serait formidable ».

Gérard Fromanger, « Mai 68 - Le Grand soir », France Inter, le 23 mars 2018

 

Retour au sommaire

LA MARCHE DES CITOYENS DU MONDE

 

Vers l’unité politique de la planète

 


 

L’organisation politique de la planète repose actuellement sur 197 États-nations qui se déclarent tous souverains et indépendants, disposant seulement d’un « club de concertation » sans réel pouvoir et sans moyens propres, l’ONU de 1945.

Cet état des choses ne permet pas à la communauté mondiale, qui est devenue aujourd’hui une réalité, de faire face efficacement aux défis planétaires de notre époque : la préservation de l’environnement et de la biodiversité, la neutralisation des conflits régionaux et la réduction des armements, la régulation des échanges économiques et commerciaux au niveau mondial, la réduction des inégalités structurelles entre les différentes régions du globe et les migrations massives de populations, le respect des droits humains fondamentaux et la lutte contre les pandémies.

Ayant conscience de cette situation, La Marche des Citoyens du Monde vers l’unité politique de la planète rassemble dans un mouvement civique mondial tous les hommes et toutes les femmes de notre temps qui sont résolus à amener les représentants de leur pays à signer une Nouvelle Charte des Nations unies, celle qui donnera naissance à La Fédération Mondiale des Nations, seule capable de doter la communauté mondiale des trois composantes institutionnelles sans lesquelles aucune communauté humaine ne peut survivre et se développer sainement :

- des Règles observées par tous,
- une Autorité qui veille au respect des Règles et oeuvre au bien commun,
- une Représentation élue de la population qui édicte les Règles, et qui mandate et contrôle l’Autorité.
C’est la Démocratie.

Tous les habitants de la planète qui ont conscience d’être des citoyens du monde sont donc invités à exerer pleinement leurs droits et leurs responsabilités en rejoignant La Marche des Citoyens du Monde vers l’unité politique de la planète.

http://www.worldcitizensmarch.org

 

Voir dans Le Monde diplomatique (oct. 2012), la critique du livre Le Prodigieux Pouvoir des citoyens du monde, Olivier d'Argenlieu, Le Manuscrit, 2010 : https://www.monde-diplomatique.fr/2012/10/MERCIER/48266.

(...) « Comme chaque « Etat-nation n’a plus prise maintenant que très partiellement sur son économie » et que « la souveraineté nationale (...) n’est peut-être déjà plus qu’une illusion », la création d’une « Assemblée mondiale de représentants de citoyens », pour un « gouvernement du monde », plus souple que les Nations unies, serait alors la clé de voûte d’une nouvelle démocratie, « planétaire ».

 

Retour au sommaire

LE VOYAGE

Exposition André Breton au Musée Henri Martin de Cahors, salle Cahors-Mundi, fin 2014 – photo Michel Lablanquie

 

Gramat, les 6-9 août 2015

Pour le 70° anniversaire des bombardements tragiques d'Hiroshima et Nagasaki, le Collectif « Route sans frontières » * proposait à Gramat un événement militant et culturel articulé autour de la projection du film LE VOYAGE de Peter Watkins. À cette occasion, le texte « Il y a 65 ans, Cahors et le département du Lot se déclaraient "Territoire mondial" » faisait lien entre l'événement du Voyage et la Route mondiale "sans frontières" initiée à Cahors en 1950.

 

 

Il y a 65 ans, Cahors et le département du Lot se déclaraient « Territoire mondial »

L'anniversaire des 65 ans de la Mondialisation du Lot est largement ignoré de la plupart des lotois – juste salué par l'exposition que lui consacre la Mairie de Cahors à la Maison de l'eau, autour des photos de Jean Dieuzaide – comme si la mondialisation économique globalisée qui prévaut de nos jours avait définitivement effacé tout espoir de construire la mondialisation des peuples, prémisse de la société humaine solidaire qui avait alors été rêvée.

La “Mondialisation” telle que la rêvaient nos communes à la sortie de la guerre était celle de la fraternité humaine et du partage. Elle visait à créer une instance gouvernementale mondiale et souveraine, au dessus des États, pour faire face aux défis et menaces qui pesaient sur l’humanité : la guerre comme celle qui venait de se clore, mais aussi l’environnement, les matières premières, ou l’énergie – en atteste la Déclaration Mondiale des élus au Congrès des Peuples, "Énergie et Matières premières", lancée à Rocamadour le 2 juin 1974 (voir : http://www.recim.org/amip/010-fr.htm)

Aujourd’hui, à l’heure ou les menaces climatiques et environnementales, l’exploitation des ressources, de la flore, de la faune et des populations, les pollutions de toutes sortes, les menaces de guerres, la peur et la misère n’ont jamais été aussi présentes, ces aspirations sont plus que jamais d’actualité. À nous maintenant de poursuivre la voie tracée par nos sages et d’ouvrir les yeux sur la modernité d’un message qui peut aujourd’hui éclairer nos consciences. (...)

 

VOIR LE DOSSIER

 

* Le Collectif « Route sans frontières » : Groupe Sortir du Nucléaire Lot, Le Lot en action, La Parole a le geste, Conseil des Territoires Citoyens du Monde, Assemblée des Citoyens du Monde, le GADEL, La Conf du Lot, ATTAC Lot, Groupe Palestine Figeac, LDH Martel, Pour une Terre vivante, Écoles Tiers-Monde 46, Kinomad, Le Droit à la paresse, Vigilance OGM 46, Collectif SDN corrézien, SDN 82, Ende Doman, Bien profond et VITES. Le nom du Collectif fait référence à la première route mondiale destinée à faire le tour de la planète, dont la portion Cahors / Saint-Cirq Lapopie a été inaugurée le 25 juin 1950 par Lord Boyd Orr, directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de 1945 à 1948 et prix Nobel de la Paix 1949.

Télécharger l'intégralité de ce texte

 

Retour au sommaire

LES MAIRES POUR LA PAIX

 

NOS VILLES NE SONT PAS DES CIBLES

 

M. MATSUI Kazumi, Maire d'Hiroshima et président des Maires pour la Paix, adressait en juin 2011 une « requête au sujet de l'affiliation au réseau des maires pour la Paix » aux communes du monde :

« À tous les dirigeants de municipalités (...)
La participation en nombre au réseau des Maires pour la Paix, donnera un élan augmentant de plus en plus les chances de réussite du désir de paix et de l'abolition des armes nucléaires. Pour le futur de l'humanité, pour protéger la paisibilité de la vie des citoyens, pour se tourner vers la réalisation de la paix perpétuelle dans le monde, nous souhaitons de tout cœur votre mobilisation.»

Les villes d’Oradour-sur-Glane et de Tulle ont rejoint les Maires pour la Paix (en janvier et juin 2004), et avec elles une centaine de communes en France et plus de 3.000 dans le monde.

Votre commune peut rejoindre cette initiative, comme l'encourage M. le Maire d'Hiroshima :
« Tous, ainsi que les villes de Hiroshima et Nagasaki, espèrent obtenir votre affiliation au réseau des Maires pour la Paix, afin d'œuvrer pour l'objectif de suppression de l'armement nucléaire. »

TOUTES les informations sur le site des Maires pour la Paix

 

Le Conseil des Territoires Citoyens du Monde, réuni à Lomé le 3 septembre 2010, a décidé de soutenir la campagne de "Maires pour la Paix" visant à demander le démantèlement de toutes les armes nucléaires avant 2020 dans le cadre de la décennie 2010 - 2020 des Nations unies pour le Désarmement nucléaire.

Le Conseil invite chacun des Territoires Citoyens du Monde à faire cette même démarche.

L’AFCDRP - Maires pour la Paix France a été créée en 1997 par et pour les collectivités locales. En 2012, elle comptait plus d’une centaine de membres dont : Aubagne, Arradon, Bègles, Carrières-sous-Poissy, Châlette-sur-Loing, Cordes-sur-Ciel, Dijon, La Rochelle, Maillé, Malakoff, Nanterre, Oradour-sur-Glane, Saint-Denis, Sanary-sur-Mer, Tours, Vitry-sur-Seine...

L’AFCDRP est l'antenne française du réseau international Maires pour la Paix (Mayors for Peace), créé en 1982 et qui regroupe maintenant plus de 5.300 villes et collectivités dans 153 pays et régions.

AFCDRP - Maires pour la Paix France
Hôtel de Ville - Place du 11 Novembre 92240 Malakoff

Site internet : www.afcdrp.com
Blog : http://afcdrp.blogspot.fr/
Facebook : http://www.facebook.com/afcdrp
Twitter : http://twitter.com/AFCDRP 
Tél : 01.47.46.75.32 / infos@afcdrp.com

 

Retour au sommaire

ACCORD DES PEUPLES DE COCHABAMBA

 

RÉFÉRENDUM MONDIAL
pour une consultation des peuples de la terre
à l'initiative du président bolivien Evo Morales

 


Les divergences des présidents des États-nations sont trop importantes et semblent insurmontables en ce qui concerne la volonté politique d'assurer la survie de l'humanité et la préservation de notre planète. Pensant que les peuples sont plus sages que ceux qui les dirigent, le président bolivien Evo Morales a lancé l'initiative d'un référendum mondial pour une consultation des peuples de la terre.

 

ACCORD DES PEUPLES
Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre- Mère
le 22 avril 2010 à Cochabamba, Bolivie

Télécharger le texte

 

Lire le texte de Houtart François, « La conférence mondiale des peuples sur le changement
climatiques et les droits de la Terre-Mère
 », Mouvements, 2010/3 (n° 63), p. 82-87

 

Retour au sommaire

LE CILAME

 

Conseil International de Liaison
pour une Autorité Mondiale de l'Environnement

Le 11 mars 1989 à La Haye, les Premiers Ministres de France, des Pays-Bas et de Suède ont lancé un APPEL inspiré des thèses mondialistes qui préconisent des délégations de souveraineté à une instance supranationale. 43 pays ont déjà signé cet Appel.

Le 7 février 1991, a été créé lors d'une réunion au Sénat de la République Française, le Conseil International de Liaison pour une Autorité Mondiale de l'Environnement (CILAME), à la suite d'une conférence qui avait eu lieu sur le thème de l'écologie mondiale le 2 décembre 1989.

Lien vers le CILAME

 

Retour au sommaire

FOROM DES LANGUES DU MONDE

 

 

 

 

 

 

« Les cultures et les langues
sont égales entre elles, comme
les citoyens d'une même république »

Félix Castan


À Toulouse, le Forum des Langues du Monde ouvre au débat deux propositions :

- Nationalisation des langues et des cultures de France
- Déclaration sur les Devoirs envers les Langues et le Langage

 

Ce projet, réalisé avec le Carrefour Arnaud Bernard, vise à poser en pratique comme en théorie l'égalité culturelle de fait de toutes les langues du Monde : plus de dialectes, plus de patois, plus de "petites" langues opposées à de "grandes", plus de non-sens linguistiques dictés par le politique.

Ruinant ainsi les fondements idéologiques de tous les nationalismes, ethnocentrismes, ou racismes ; et contribuant par là même à construire cette philosophie radicale de la pluralité culturelle qui est, comme l'écrit Félix Castan, « le seul message pouvant être accepté et repris par toutes les cultures du monde ».

Lien vers le FOROM DES LANGUES

 

Retour au sommaire

 

LE « MOIS DE L'AMITIÉ »

 

LES RENCONTRES INTERNATIONALES
DE LA JEUNESSE À SAINT-CÉRÉ
1956 / 1967

 

 

QUAND SAINT-CÉRÉ ACCUEILLAIT LES JEUNES DU MONDE

Cela se passait à Saint-Céré entre les années 1956 et 1967 : Les Rencontres Internationales Universitaires de Saint-Céré, sous l’égide de l’UNESCO et des Amis de la République française, accueillait chaque mois de juillet dans la “petite Venise” une soixantaine de jeunes de tous pays, réunis pour partager le plus formidable appel à l’amitié et la fraternité mondiale que ne puisse jamais rêver aucun gouvernement.

« Ces soirées de l’amitié, véritables symboles de fraternité humaine, prouvent qu’un même coeur bât dans toutes les poitrines, sur toute la surface de la planète. Que la couleur de la peau soit noire, jaune ou blanche, qu’il se réclame de Dieu, de Mahomet ou de Bouddha, l’homme au contact de l’homme, s’aperçoit que les préjugés raciaux ou religieux ne résistent pas aux élans du coeur engendrés par l’amitié. » (...)

Lire la suite

 

Retour au sommaire

LA JOIE DE VIVRE

 

LE CHANT DU MONDE de Jean Lurçat
1957 / 1966


La grande menace, 1957

« C'est l'aube d'un temps nouveau où l'homme ne sera plus un loup pour l'homme. »

Texte de Jean Lurçat
gravé sur son épée d'académicien

 

Le Chant du Monde a été réalisé par Jean Lurçat entre 1957 et 1966. Cette série monumentale de dix tapisseries de 500 m2 (la plus grande série de tapisseries contemporaines du monde) est exposée à Angers, à l'ancien Hôpital Saint-Jean. Elle lui a été inspirée pour donner une version moderne à la tenture de l'Apocalypse du 14° siècle, également exposée à Angers.

Dans Le Chant du Monde, Lurçat montre, dans ses quatre premiers panneaux, la menace que fait peser sur le monde la bombe atomique. Il a été exposé en 1999 à Hiroshima au Japon. Un symbole pour cette oeuvre, apocalypse des temps modernes, qui, tout au long des 10 éléments tissés qui la constitue, dénonce les dangers encourus face à la grande menace de la guerre nucléaire, et célèbre l’Homme en gloire dans la Paix. (...)

Voir la suite

 

Retour au sommaire


LE LOT DU MONDE

 

LE 24 JUIN 2011

En 1950, Cahors fit valoir au Monde une utopie salvatrice en posant les premières pierres d’un Gouvernement mondial des peuples, seul apte à faire face à la menace atomique alors imposée durant la Guerre froide par les deux blocs américain et russe.



Alors que l'humanité était encore secouée par les horreurs de la dernière guerre et par le spectre d'Hiroshima, Cahors fut la première ville à signer la Charte de la Mondialisation, adoptée le 30 juillet 1949 grâce à l'adhésion de ses habitants, de ses élus communaux, et au soutien de personnalités nationales et internationales - dont Albert Camus, André Breton, l’Abbé Pierre... La ville prit la résolution d’ajouter à son nom le mot Mundi (du monde), pour s’appeler Cahors-Mundi.

Les mois suivants, 239 communes du Lot sur les 330 que compte le département, puis le département lui-même à travers son Conseil général, s'enflammaient pour le projet d'une planète sans frontières régie par une Loi mondiale... et à leur suite, un millier de communes ou de villes dans 10 pays et sur 4 continents, dont les villes d’Hiroshima (le 18 mars 1959), Nagasaki (le 17 mars 1960) et Fukushima (le 24 février 1971). Cahors organisa les 24 et 25 juin 1950 les grandes cérémonies qui consacrèrent la Mondialisation du Lot.

L’appel de Cahors était un acte de résistance face à la folie meurtrière des hommes, un élan de solidarité entre les peuples, posé en réaction à la barbarie des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki. Les citoyens de Cahors ont fait corps pour opposer à la force brute l’utopie d’une nouvelle fraternité humaine. Ils ont pu ensemble affirmer la nécessité d’un ordre supra-national qui pourrait permettre l’organisation d’une communauté mondiale où règnerait la paix et l’abondance, et où les libertés fondamentales seraient garanties aux individus. (...)


LIRE la suite de ce texte

 

Retour au sommaire



 

 

s