Devant la première borne de la Route sans frontières n°1 - Cahors, le 24 juin 1950

 

« ...Vous savez, mademoiselle, dit Reithofer, il existe quelque chose,
même quand on n’est pas amoureux, et cela s’appelle la solidarité humaine. »


Ödön von Horvàth

 

LES BORNES DE LA ROUTE SANS FRONTIÈRES

 

Inauguration de la borne mondiale de Lamagdelaine

 

Le 25 mai 1948, Garry Davis remettait son passeport à l'ambassade américaine et revendiquait être citoyen du Monde.

Le 25 mai 2018, 70 ans jour pour jour après cet événement déclencheur, la borne mondiale de Lamagdelaine, entièrement refaite par des élèves de la classe carrosserie du Lycée Monnerville de Cahors, a été inaugurée en présence des enfants de l'école du village, des enseignants et du proviseur du lycée Monnerville, de M. Jean-Marc Vayssouze, maire de Cahors et président du Grand Cahors, de Mme Véronique Arnaudet, maire de Lamagdelaine, et de M. Pierre Pétric, président de l'association Cahors-mundi.

« Notre responsabilité est faible et pourtant majeure d'entretenir la mémoire de ces mouvements qui font progresser l'Humanité, comme Cahors Mundi » a déclaré M. Vayssouze, en précisant que la réfection de la borne n°1 du Pont Valentré de Cahors avait été confiée aux élèves du lycée Monnerville.

 

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(La Dépêche du Midi, 26 mai 2018)

 

 

Des élèves rénovent les bornes de Cahors-Mundi

 

C'est un pan de l'histoire de Cahors et du Lot que des élèves du lycée Monnerville et St Étienne vont rénover. Des jeunes de deux établissements de Cahors se sont rencontrés autour d’un même projet, refaire trois bornes de Cahors Mundi. Trois d’entre elles sur les communes de Saint-Cirq-Lapopie, Lamagdelaine et Larroque-des-Arcs ont besoin d’un petit lifting. Les maires consultés et concernés approuvent le projet.

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(La Vie Quercynoise, 7 avril 2018)

 

CAHORS-MUNDI À BIENTÔT 70 ANS

 

Préface en 2010 de la brochure Cahors-Mundi 60° anniversaire 1950-2010
par Jean-Marc Vayssouze, maire de Cahors

 

Lancée dans les années d’après-guerre, la notion de Citoyen du monde a trouvé un écho immédiat auprès des dirigeants et de la population en quête d’un futur pacifique.

Les atrocités de la seconde Guerre Mondiale ont traumatisé le monde et les années cinquante ont ainsi vu naître diverses organisations sensibles à la cause de l’Humanité déterminées à œuvrer au nom des droits de l’homme.

Si Cahors célèbre aujourd’hui l’anniversaire de l’ouverture de la Route mondiale de la Paix, cela ne relève pas du hasard. Le 24 juin 1950, la première borne symbolique était édifiée au pied du pont Valentré en présence d’éminentes personnalités : Lord Boyd Orr, prix Nobel de la Paix, André Breton, les Docteurs Louis Sauvé et Henri Gilles de Cahors, Robert Sarrazac… 

Leurs noms sont associés à l’histoire de notre ville et à celle de notre département qui vit 239 communes, sur les 330 qu’il compte, adhérer à ce formidable mouvement.

Depuis les années 50 des générations se sont succédées et la planète s’est transformée en un vaste territoire de découverte ouvert grâce aux moyens de transports, aux supports de communication et aux mutations politiques profondes intervenues.

Mais face au risque latent de repli national, aux percées nombreuses de gouvernements populistes et nationalistes, l’ambition d’une citoyenneté mondiale, garante de la paix, des libertés, de justice et de solidarité à l’échelle de l’humanité, a plus que jamais sa raison d’être.

Au moment où la globalisation et l’uniformisation culturelle qu’elle implique entraînent parfois en réaction une exacerbation des régionalismes, l’enjeu réside certainement dans la capacité des générations actuelles et futures à construire cette nécessaire gouvernance mondiale tout en faisant vivre pacifiquement les « exceptions culturelles locales ».

Parce que cet équilibre est fragile, il revient aux élus, aux dirigeants et aux citoyens de préserver une relation de respect, d’écoute et de compréhension afin d’entrecroiser les cultures et de faire cohabiter les idées.

Ces valeurs d’élu s’inscrivent dans la continuité de celles qui ont animé mes prédécesseurs.

Je suis donc fier et heureux de recevoir les hommes et les femmes qui ont posé la première pierre du mouvement mondialiste pour la Paix et de saluer la mémoire de ceux qui nous ont quittés.

 

Jean-Marc Vayssouze-Faure

 

 

LE TERRITOIRE MONDIAL DU LOT

LA CHARTE DE MONDIALISATION, mise au point par le « Centre de Recherches et d’Expression Mondialiste », a été proposée au Conseil municipal de Cahors - qui l'adopta le 30 juillet 1949.

Le 30 septembre 1949, le Conseil Général du Lot adoptait à son tour une motion favorable et « invitait les municipalités du Lot à examiner l’extension du geste de Cahors au département tout entier ». Le 15 février 1950, 239 communes du Lot avaient voté le texte de la Charte.

La Mondialisation d’une commune, c’est l’acte par lequel la commune, cellule de base de toute organisation nationale, sociale et politique, déclare avoir pris conscience des problèmes qui se posent à la communauté mondiale et s’engage à leur chercher, en accord avec toutes les communes du monde, une solution juste et équitable pour tous.

Voir l'histoire des
communes mondialisées du Lot

 

LA FOLLE ÉPOPÉE DU LOT MONDIALISÉ

 

CAHORS-MUNDI 1949-50
La folle épopée du Lot mondialisé

article de Philippe Seel & Andrée Barbaroux, Dire-Lot, n° 24, oct.-nov. 1990

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première borne
de la « route mondiale »
reliant le pont Valentré
à Saint-Cirq-Lapopie

 

En 1949-50, le Lot s’enflammait pour le projet d’une planète sans frontières, régie par une loi mondiale. Cahors était la première ville à signer une charte de mondialisation, suivie par 248 communes du département. Cet élan magnifique provoqua la venue d’André Breton, d’Orson Welles, pour l’inauguration de la première route mondiale, reliant Cahors à Saint-Cirq-Lapopie.

C’est comme un enthousiasme plein d’espoir, une belle utopie qui s’emparent de Cahors, première ville mondialisée, et gagnent comme une traînée de poudre pacifique 248 communes sur les 340 du département. Qui s’en souvient aujourd‘hui ? L’élan quasi unanime qui aboutit à faire du Lot un « territoire mondial », se produit à la fin des années 40. L’humanité reste secouée par les horreurs de la dernière guerre, le spectre d’Hiroshima hante cette période de « guerre froide ». L’idée d’une communauté européenne n’en est qu’à ses premiers balbutiements, quand déjà une poignée d’hommes rêve d’une planète sans frontières, peuplée de citoyens du monde collaborant pour la paix et la prospérité dans les cellules de base que seraient des communes mondialisées. Beau et vaste programme, lancé par un ancien colonel de la Résistance, Robert Sarrazac et ses amis, fondateurs du « Centre de Recherche et d’Expression Mondialiste ». (...)

 

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« Nos communes mondiales »

Dossier sur Cahors-Mundi dans Collines & Vallées n° 13 (août 2000)

« Quelle Mondialisation ? » Lire l'éditorial

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